15/07/2010

Takk fyrir síðast !


Toutes les bonnes choses ont une fin...

...et je crois qu'il est temps de conclure ce blog!   Alors, merci pour tout!

Je remercie Grunda.pol de m'avoir donné l'opportunité de découvrir de visu ce pays déjà bien présent dans ma vie. Je remercie le voyagiste Salaün de s'être plié à certaines exigences du comité de jumelage, comme par exemple de prendre Þórdís (Thordis !) pour guide. Je remercie mes compagnons de voyage d'avoir supporté mes inquiétudes concernant la réalisation du présent blog (la connexion sera-t-elle bonne ?  aurai-je le temps de le rédiger ce soir ? ect !) ...

J'espère que l'expérience pourra se renouveller pour d'autres personnes. J'espère que le jumelage entre Paimpol et Grundarfjöður continuera à prendre de l'ampleur, et fera mieux connaitre aux uns et aux autres leurs richesses respectives.

J'ai un regret: que la langue bretonne, pourtant toujours vivante, et certainement unique langue de communication entre nos "Islandais" (les pêcheurs) fin 19ème-début 20ème siècle, n'apparaisse nulle part dans les écrits du jumelage. "Liorzh Pempoull" aurait été du plus bel effet sur la plaque à l'entrée du jardin que les gens de Grundarfjörður vont aménager en pensant à Paimpol ! L'objet d'une prochaine cérémonie, peut-être ?

Derniers clins d'oeil...

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Sjáumst ! Kenavo !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 




14/07/2010

Pourquoi Grundarfjördur ?

J'ai rassemblé quelques renseignements sur les liens historiques qui unissent Grundarfjördur et Paimpol. Je vous en livre ici un résumé succinct.

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Vers le milieu du 19ème siècle, une famille noble de Plourhan, les Allenou, s'installa à Paimpol. Elle fit bâtir la grande maison qui est aujourd'hui l'hôtel de ville. Le déclencheur des relations entre l'Islande et Paimpol sera Sylvain Allenou, deuxième du nom. Le "négociant, armateur et homme de bien" accepta, vers 1857, de faire établir des sècheries de morue en Islande. Deux grandes baies à l'Ouest, le Faxe (Faxafloi) et le Brède (Breidafjördur) avaient été repérées comme étant abritées et propices à la pêche. Entre elles deux, sur la presqu'île Snaefellsnes, le comptoir commerçant de Grundarfjördur, sur la côte Nord de la presqu'île, fut choisi pour y établir des sècheries pour les marins bretons.

En 1858, Sylvain Allenou y acheta "le terrain convenable", et envoya son navire "La Clémentine", avec à son bord son "homme de confiance, le chirurgien Léon Bouriaud". Celui-ci devait construire "une <habitation>, c'est-à-dire à la mode terreneuvienne une maison principale avec des hangars et des cabanes pour le personnel". Quelques tracasseries administratives islandaises et seulement deux années effectives d'activité de sèchage du poisson (1861 et 1862) n'en ont pas moins fait que Grundrafjörd est devenue "pendant un temps l'escale favorite des Bretons". "A défaut de réaliser à fond son rôle de station de séchage, l'habitation Allenou est devenue un centre d'accueil et une réserve de matériel et de sel. Les goélettes de Paimpol et de Saint-Brieuc-Binic s'échouaient dans la rivière Grundara pour faire le carénage ou les réparations. Le chirurgien Bouriaud avait transformé une partie du rez-de-chaussée en petit hôpital, et les abbés Bernard et Baudouin de la mission apostolique de 1859 avaient transformé le grenier en chapelle avant de repartir pour Reykjavik." "Les cabanes d'Allenou étaient ainsi occupées de façon variable avec le va-et-vient des équipages dont la majorité couchaient à bord de leurs navires."

Ce lieu est aujourd'hui encore connu sous le nom de "Grundarkampur". Au bout de quelques années de plutôt bonnes relations ("Il est dit que les Français organisaient des bals pour la population dans la prairie de Gründ, que leurs amis étaient nombreux et qu'ils partageaient souvent leur vin rouge et leur <konjak>, échangeaient toutes sortes de choses contre des biscuits"), les Bretons, après 1872, délaissèrent peu à peu cette baie: les Paimpolais allèrent pêcher plus au Sud, et les navires de Saint-Brieuc plus au Nord. La fin définitive de la <pêche à Islande> sera en 1935.

C'est donc cette histoire qui a entrainé le choix de Grundarfjördur lorsqu'un jumelage paimpolo-islandais se mit en place, en 2004.

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Notre petite troupe s'est rendue, en compagnie des peronnalités de Grundarfjördur, sur le site de Grundarkampur. Il n'y reste aucun vestige apparent des constructions de bois. Quelques paroles de souvenir ont été prononcées autour d'une croix de granite plantée sur le cordon de galets, dos à la mer. Cette croix a elle aussi une histoire. C'est Ingi Hans Jonsson, historien local, qui demanda à Grunda.pol de fournir un monument qui serait érigé à Grundarkampur. Après moultes recherches, le marbrerie Le Gall de Paimpol a offert cet ancien monument funéraire abandonné, une belle croix grise d'inspiration celtique.

Mais comment l'acheminer en Islande ? La régate Skippers d'Islande de juin 2006 allait se révéler fort utile. La goélette de la Marine nationale "L'étoile", accompagnant la régate, a pris à son bord cette croix, et c'est ainsi que le monument est arrivé à bon port, comme autrefois les navires affrêtés par Sylvain Allenou...

 

Je remercie Ghislaine, de la mairie de Paimpol,

et Bernard, participant au voyage et descendant de la famille Allenou,

pour les textes qu'ils m'ont fournis.

Et Albert, pour la photo de la croix!

 

 

 

04/07/2010

Un temps de fenêtre !

Depuis notre retour j'ai envie de faire une page consacrée aux maisons.

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Bien sûr, ce ne sera pas une étude scientifique, juste quelques mots et des photos.

Ce qui frappe d'abord, ce sont les couleurs des maisons actuelles. Des toits rouges, bleus, verts, des murs blancs, rouges, bref, un ensemble très coloré. On ne voit pas deux maisons semblables (je ne parle pas des immeubles). Les maisons citadines traditionnelles sont en bois, comme celle-ci à Akureyri.

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Aujourd'hui, les Islandais emploient d'autres matériaux. Il est assez étonnant de voir de nombreuses façades couvertes d'une sorte de tôle ondulée peinte du plus bel effet! Thordis m'a assuré que les maisons récentes sont très bien isolées.


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Les maisons ci-dessus se trouvent à Reykjavik.

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Ce groupe de maisons façade bois et côtés tourbe se trouve à Holar, l'endroit que j'ai trouvé si beau au Nord de l'île.

Les fameuses maisons en tourbe, nous en avons vu plusieurs. "Mes grands-parents vivaient dans une toute petite maison en tourbe", nous avait raconté l'ancien ambassadeur d'Islande en France, Tomas Olrich, lors de sa visite à Paimpol en février 2009, à l'occasion du cinquième anniversaire de Grunda.Pol. Cela donne une idée de la rapidité du changement de la vie des Islandais. C'est Tomas qui nous avait dit cette expression islandaise: "il fait un temps de fenêtre", qui équivaut à notre "il fait un temps à ne pas mettre un chat dehors "!.S6302018.JPG

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A gauche, les arrières des bâtiments de la ferme-musée de Glaumbaer, au Nord.
A droite, l'ensemble de la ferme de la famille Hannesson, musée national, à Nupsstadur, sur la côte sud. Au premier plan les granges, puis la maison moderne, et la chapelle elle aussi en tourbe.
Je terminerai cette page avec un clin d'oeil à Petra, la dame de Stodvarfjördur qui collectionne les minéraux. Voici un coin de son jardin:
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